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Risk of imminent departure for Albania after reading this article

LA LEÇON D’HOSPITALITÉ

Nous avons traversé l’Albanie dans le cadre d’un plus long voyage : une marche à travers l’Europe via 16 pays. Entre 2018 et 2020, nous avons marché 10000 km du Portugal jusqu’en Turquie pendant deux ans. C’est le projet Deux Pas Vers l’Autre. Découvrez l’ensemble du projet here.

Nous passons de montagnes cassantes aux criques paradisiaques, de l’ocre des canyons au turquoise des sources, de forêts primaires au charme de cette ruralité si particulière.

L’Albanie restera pour nous un pays très spécial parmi les 16 autres de cette traversée de l’Europe à pied.

Why?

It's hard to name just one reason.

L’accueil que nous avons reçu là-bas a été exceptionnel, le pays est peu développé et la nature y occupe encore une place importante, nous y avons célébré nos 500 jours d’aventure et surtout, la famille de Nil nous a rejoint et nous avons vécu ensemble des moments inoubliables. 

Infos clés de notre randonnée en Albanie

  • Country: Albania
  • Type d’itinéraire : Ligne droite 
  • Difficulté : Intermédiaire 
  • Language : Albanian
  • Période : Printemps/Été - Mai/Juin
  • Durée : 36 jours
  • Distance : 640 km
  • Point de départ : Vallée de Valbona, frontière monténégrine
  • Point d’arrivée : Konispol, frontière grecque
  • Dénivelé positif : 16 610 m
  • Dénivelé négatif : 18 960 m
  • Equipment: la liste de notre matériel

Trace GPX : De la vallée de Theth au Kosovo en passant par le lac de Komani

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2PVA - Albanie - Partie 1

Trace GPX : Bonus 1 - Sur les hauteurs du lac de Skoder

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2PVA - Albanie - Bonus 1

Trace GPX : Bonus 2 - Du coeur à la côte, incursion en territoire rural

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2PVA - Albanie - Bonus 2

Trace GPX : L'Epire, Du lac d'Ohrid à la frontière Grecque

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2PVA - Albanie - Partie 2

Randonnée et aventure en Albanie

C’est au bord du lac de Shkoder que la famille de Nil nous a rejoint.

Son père Lindo, sa belle-mère Kiwi, sa sœur Lya et son frère Noé.

Mi-excités de partager avec eux la plus grande aventure de notre vie, mi-angoissés que tout se passe bien et qu’ils profitent au maximum de leur expérience.

Entre ceux qui n’avaient jamais campé et ceux qui n’aiment pas franchement marcher, nous avions un challenge à relever pour que tout le monde passe un bon moment. Finalement, le plaisir d’être ensemble dans un contexte inédit a suffit à rendre cette semaine magique !

Nil avait bossé comme un dingue sur l’itinéraire pour leur donner un aperçu assez large de ce qu’est notre vie depuis un an et demi.

Des journées de marche éprouvantes, des paysages magnifiques, des jours entiers sous la pluie, des bivouacs inoubliables, des heures à tailler notre chemin à la machette sur des sentiers disparus... et la bonne humeur collective et le hasard ont fait le reste.

En étant un groupe de six, nous avions fait une croix sur la possibilité d’être invités à dormir chez l’habitant. C’était sans compter sur l’hospitalité hors norme des Albanais.

Mi-juin, des chaleurs accablantes nous ont obligés à revoir l’organisation de nos journées. Impossible de marcher entre 11h et 17h !

On a donc commencé à se lever plus tôt, à rechercher des sites adaptés à nos longues pauses et à marcher à nouveau 3 heures le soir.

Autant vous dire qu’on avançait beaucoup moins vite que ce que l’on avait imaginé ! Mais le premier jour de notre nouvelle routine s’est si bien passé, que ça a achevé de nous convaincre que c’était la meilleure chose à faire. 

Nous marchions le long du canyon d’Osumi et nous avons décidé de faire notre pause au bord de l’eau pour pouvoir se baigner. Comme la vie est faite de compromis, accéder à l’eau signifiait descendre au fond du canyon et remonter après la pause, mais le jeu semblait en valoir la chandelle. 

A la seconde où nous sommes arrivés en bas, nous sommes tombés sur Ked, Herta, Klement et Eri. Quatre copains, entre 25 et 30 ans, venus comme nous, profiter de la fraîcheur du canyon. On a passé une belle après-midi ensemble. Pour nous c’est rare de pouvoir discuter avec des jeunes des pays qu’on traverse.

Nous traversons des zones hyper rurales et le constat est le même partout : les jeunes quittent tous les campagnes pour aller vivre en ville.

Pour nous, c’était inespéré de pouvoir poser toutes nos questions en anglais à des personnes de notre âge ! On a appris par exemple qu’il y avait plus d’Albanais qui vivaient en-dehors du pays que dedans et que parmi ceux qui restaient, il y en avait plus qui souhaitaient partir que rester. 

Arriver en Grèce signifiait pour nous revenir dans l’espace Schengen. Une fois qu’on serait dedans, on savait qu’avec un passeport français on n’aurait pas tellement de soucis.

Le problème n’a en fait pas été d’entrer en Grèce mais de sortir d’Albanie ! On voulait s’épargner le passage par un vrai poste frontière et donc de marcher sur la route et de côtoyer voitures et camions.

Première tentative : fin de notre journée de marche au bord d’un lac, on profite d’une petite baignade avant de monter le camp quand un homme est arrivé à cheval, nous avons échangé quelques mots avant qu'il ne sorte une vieille carte plastifiée et nous dise "Police !"

Il nous a expliqué que des gens du village avaient appelé la police après notre passage et que nous devions le suivre pour aller rencontrer son chef qui s'était arrêté 2km avant, là où la voiture ne pouvait plus passer. Pas trop le choix que de le suivre façon Daltons, en ligne et lui derrière sur son cheval.

On ne passerait pas la frontière en douce cette fois-ci, ni le lendemain quand, arrivés à un tout petit poste frontière qui n’était plus alimenté en électricité, on s’est fait refouler une nouvelle fois.

Notre expérience du bivouac en Albanie

La réglementation du camping sauvage n’est même pas une question ici. Nous avons pu bivouaquer absolument partout sans aucun problème. 

Les températures douces de la fin du printemps puis très chaudes de l’été ont rendu le bivouac facile et évident pendant toute cette traversée de l’Albanie en randonnée.


Territories and nature in Albania

The cursed mountains

Nos aventures albanaises ont commencé dans le nord du pays puisque nous arrivions du Monténégro.

Le passage de frontière s’est fait par un beau col entre le parc national de Prokletije au Monténégro et celui de la Vallée de Valbona en Albanie.

Encore une fois, nous savions que nous venions de passer une frontière grâce à notre carte mais rien ne différenciait un pays de l’autre, là-haut dans les montagnes. 

La vallée de Valbona s’est ouverte après quelques kilomètres, large et profonde, creusée par une rivière presque à sec.

Morgane était encore avec nous et nous nous sommes élancés tous les trois dans une ascension exigeante pour rejoindre le petit village de Theth.

Fin avril il y avait encore beaucoup de neige et nous avons sorti, une dernière fois, nos crampons. Ils ne nous serviront peut-être plus de tout le voyage (on croise les doigts) !